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Cybernétique - Communication interne



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La recherche sur les automates fonctionne à l'envers. On se concentre sur la capacité de la machine à comprendre, interagir et communiquer avec son environnement, alors qu'on ne s'intéresse à peu près pas à sa capacité de communiquer avec elle-même.

Dans les dispositifs électroniques, la communication entre les composantes est établie par des impulsions électriques régulées selon des cycles/horloges. À une cadence extrêmement rapide, calculable en nanoseconde, des signaux électriques quittent les ports de sortie des puces alors que d'autres entrent sur leurs ports d'entrée, ce qui modifie l'état de tout un lot de portes logiques (les fameux 0 et 1) dans leurs circuits internes. Ainsi communiquent les organes électroniques depuis des décennies. Si l'évolution technologique a constamment rapetissé les composantes et augmenté leurs performances, le principe de base est resté le même. 

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Chez l'humain, la communication entre les organes peut se faire de deux façons: par chimie (hormones) ou par électricité (influx nerveux). Les hormones sont libérées par des glandes réparties un peu partout dans le corps, et les influx nerveux sont générés par les cellules. Le cerveau agit comme chef d'orchestre. 

Dans le cas des hormones, le message est libéré dans le sang, et le récepteur concerné le capte et le traite. Dans le cas de l'influx nerveux, un courant parcourt un réseau de cellules, suit un chemin déterminé, et va d'une source précise à une cible précise. Les communications par influx nerveux se divisent principalement en deux champs d'application: motrice (musculaire) et sensitive (les cinq sens). 

De façon générale, les hormones permettent des modifications d'état plus ou moins abstrait dans l'organisme: passage en mode de veille, passage en mode panique, nouveau développement/croissance, passage en mode reproduction, bien-être/mal-être permettant de conditionner des comportements positifs... 

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Les influx nerveux quant à eux sont plus concrets et directs. Pour les nerfs moteurs, le signal est envoyé du cerveau aux muscles, lesquels réagissent en se contractant avec plus ou moins d'intensité selon la force du signal. Pour les nerfs sensitifs, le message est relayé, en provenance du récepteur sensitif (par exemple les yeux), à destination du cerveau qui s'occupera de traiter l'information.

Si le rapprochement entre influx nerveux et automates est simple à faire (capteur, sens, muscle, moteur), l'introduction des messages hormonaux dans les machines est plus complexe, et peut-être inutile (il n'est pas nécessaire pour l'heure de copier à tout prix le modèle humain). Mais dans tous les cas, je suis convaincu que le développement d'androïdes évolués passe nécessairement par l'acquisition d'une nouvelle méthode de communication au sein même d'un organisme électronique. cybernetique

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