dateimg

Guérillero

- Histoire - Post-apocalyptique

- guerre, guérilla, guerrier, combat, révolution, stratégie

guerillero

 


Le guérillero réussit du seul fait qu`il survit. Il réussit parce qu`il emploie des méthodes progressives. Avec un pistolet, une machette, voire un arc et une flèche, il peut s`emparer d`un fusil. Avec vingt fusils, il peut prendre une mitraillette; avec vingt fusils et une mitraillette, il peut détruire un convoi transportant cinq mitrailleuses et cinquante mille cartouches.

Robert Taber - War of the flea
1965

img_ref


dateimg

Spleen urbain

- Art

- spleen, mélancolie, déprime, ville, urbain, pollution

img_ref

Enfoncé sur mon séant, presque englouti par mon fauteuil, du haut de mon gigantesque monument de vitre par delà les nuages grisâtres du smog, je contemple la mer métallique; Elle ondule, mais jamais ne frémit submergeant de sa marrée maussade les rares tâches verdoyantes de l'horizon.

Dans ces vagues de béton figé fourmillent des sillons aux teintes austères; Tous prestes, tous anxieux, tous vides. Chacun suivant le courant de l'onde; Aucun ne s'adressant la parole, ne s'arrêtant, ne réfléchissant. Au loin, les usines infectent le ciel avec leurs gueules cuivrées qui vomissent encore et toujours leurs miasmes d'ébènes. 

Ces serpents brumeux se tordent dans le firmament en crachant ça et là leur venin. Ainsi le brouillard méphitique enveloppe les flots urbains de son sombre manteau. Là, pêle-mêle ballottent des bêtes mécaniques régurgitant derrière leurs passages maints tourbillons nauséabonds. Devant cette funeste vision un désir s'empare de moi : Rejoindre ces oasis, ces points aux couleurs vivent, où encore les troncs s'élèvent et dominent le ciel, où la terre n'est pas masse goudronneuse, où le chant de la faune substitut le grondement des automobiles. 

scotch
Je rêve, engloutit par le spleen, ivre d'angoisse, noyé dans le bassin de la citée. Comme les immeubles, moribonds, je me dévore. Mes yeux se retirent de ce bassin fumant et regardent les cieux de ma demeure qui s'effritent; Vivant à une multitude d'étages du sol, j'ai pourtant l'impression d'être dans un fossé. L'humain en ses temps érigerait-il sa propre tombe? 

La pesanteur est devenue pour moi le poids de ma conscience : Elle m'écrase. Mes oreilles martelées par le hennissement de la ventilation, mes narines inondées de pollution, mes membres flasques, je ploie, je plis; Tout est lourd, tout est fardeau même jusqu'en mon sommeil; Je m'effondre en mes songes. 

Dans ma tour aux milles carreaux translucides, je m'assoupis et attends passivement ma routine. Dans cette chimère, cette hallucination, ce mensonge, mes propos se révèleraient-ils candides, ingénus... véridiques.



- JP N. Marcoux - mai 2005

dateimg

Les yeux d'un animal

- Art

- lyrics, poésie, yeux, regard

img_ref

Je suis un passionné des yeux et des regards, et à ce titre, je trouve ces vieux lyrics extraordinaires...
 

animal_eyes

 

 

 

 

 

 

Comme les bleus transparents
des aurores marginales,
elle a de temps en temps
les yeux d'un animal.
Aigu comme un diamant
traversant le cristal,
le regard inquiétant
d'un loup de carnaval.

Tout ce qu'il y a d'amour
et d'envie qu'on l'enferme,
s'est libéré un jour
pour lui donner des cernes.
Des volcans sont en elle,
dévorant ses entrailles.
Elle est terre, air et ciel
Tendresse et représailles.

Comme l'appel des rivières
dans un désert salé,
elle a les yeux si clairs
qu'on voudrait s'y noyer.
Elle a des yeux si purs
qu'on lit a livre ouvert
ses romans d'aventure
et ses récits de guerre.

Comme les rouges déclinants
des lueurs occidentales,
elle a de temps en temps
les yeux d'un animal.
Farouches et résignés,
insolents et soumis,
a l'instant de griffer
elle a ouvert son lit.


 

Elle est sortie armée
du cerveau d'un démon,
on ne sait quelle année,
au fond de quel bas-fond,
les yeux encores brillants
de tourments prophétiques,
la marque dans le sang
des délires sabbatiques.

Au fil des longs sommeils,
elle pleure tout en douceur
et le premier soleil
la sort des profondeurs.
Son regard surprenant
pénètre comme un glaive
pendant que des torrents
s'échappent de ses rêves.

C'est un miroir sans tain
où l'on découvre tout,
des pitreries du nain
jusqu'au fou-rire du fou,
un gouffre satiné,
une fosse aux serpents,
un puits de vérité
ou peut-être un néant.

Amour extravagant,
fascination du mal,
elle a de temps en temps
les yeux d'un animal.
Amoureux d'une chienne
ou méprisante d'un chat,
ni l'amour, ni la haine
ne se feront sans moi.


dateimg

Ange

- Art - Citations

- ange, poésie, victor hugo, soleil

img_ref

ange


dateimg

Survie

- Post-apocalyptique

- survie, chasse, lièvre, gibier, amérindien, trappe

img_ref

Vielle méthode Amérindienne de trappe à lièvre

trappe

Avant de poser les trappes, pister les lièvre pour connaître leurs habitudes de déplacements.

Pour la trappe on n'a besoin que d'un fil en laiton (fil de peche), une paire de pince et un sécateur. Un couteau suisse genre canif tout-usage peut faire l'affaire.

La méthode est on ne peut plus simple: tisser un écran de branche de sapin à un endroit qui le permet. Laisser un passage étroit ou on laissera pendre un noeud coulant (pas trop serré!). Prendre bien soin de noter les endroit ou on pose les trappes.

Le lièvre signe son arrêt de mort en passant en courant le cou dans la potence.


Poser les trappes durant le jour, avant le crépuscule, les lièvres se déplacent généralement la nuit, revenir à l'aube chercher le gibier.


retourner en haut de la page

J'espère que je n'ai tué personne, ma vie ne vaut pas une vie.

Mon étoile n'était pas la bonne, tant mieux si ce soir, c'est fini...